Juvignac Rétro : Construction du lotissement "les Garrigues" 3 vues
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Début des années 1970, le Ministre Chalandon lance un vaste programme de constructions à l'échelle nationale, devant permettre aux familles à revenus modestes d'accéder à la propriété.
Le Maire d'alors cède une partie de ses terrains en échange de près d'une quinzaine de villas. Ainsi il est prévu d'édifier plus de 500 villas sur un terrain de 28 hectares en garrigues et vignes.Mais des problèmes surgissent sur de nombreux programmes. A Juvignac, il s'agit de retards de chantier entraînant des révisions dépassant 25% en peu de temps et causant le retrait d'acquéreurs ou leurs retards de paiement (la forme juridique de l'opération, est de forme coopérative, à qui l'on fait endosser la principale responsabilité de l'opération)
Pour faire face à ces graves difficultés, les acquéreurs investissent le conseil d'administration de la coopérative et se fixent comme priorité le remboursement des banques dont les aggios ne cessent de progresser et de plomber l'opération. Des arrêts de chantier s'ensuivent. Craignant le fiasco imminent du programme, les coopérateurs sont contraints d'organiser plusieurs manifestations sur la voie publique afin de demander l'intervention du Préfet. Un comité de défense est créé afin de soutenir les administrateurs de la coopérative.
Lors de la Table ronde organisée par le Préfet, un accord de principe est obtenu sur une garantie de prix plafonné, fixé lors de négociations qui ont suivi.
Ce dénouement plutôt heureux a permis de rétablir la confiance des coopérateurs et donc le paiement des intervenants, par ailleurs facilité par la vente d'une soixantaine de lots dits "libres" le choix du constructeur étant laissé aux acquéreurs.
Quelques temps après, l'ensemble des villas étant édifiées et les livraisons s'effectuant enfin, la coopérative prononce sa dissolution.
Cependant, il subsiste de nombreuses malfaçons et le comité de défense utilisera la voie juridique pour en obtenir réparation.
Cette procédure durera plusieurs années, (parfois perturbées par les enjeux politiques qui n'allaient pas manquer d'apparaître,, notamment à l'approche des municipales de 1977 car avec la construction des Garrigues, en 1974, avec 2688 habitants, la population avait plus que doublé par rapport à 1972).
La procédure en malfaçons allait pourtant connaître une heureuse issue car l'entreprise a dû verser aux acquéreurs des indemnités assez substantielles (env 1,5 millions d'euros) pour leur permettre d'effectuer une bonne partie des réparations.
Le comité de défense et les accédants avaient de bonnes raisons d'être satisfaits de ce résultat.