Juvignac Rétro : charrettes à Caunelles
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Cette vue aérienne d'Octobre 1978 est orientée vers l'Ouest (en haut) et montre le lotissement "Les Garrigues" et le plateau de Caunelles. La dynamique créée par les habitants ont rendu nécessaire la création d'installations sportives et culturelles (une salle polyvalente devant accueillir les activités du Foyer Rural est en cours de construction. Sur le lotissement, s'il y a un groupe scolaire, il n'existe encore ni centre commercial ni aménagement de la future place St. Michel, Le plateau de Caunelles est surtout planté en vignes et bordé de chênes verts et de pins.
Bien qu'à Juvignac comme ailleurs, les mas soient équipés de tracteurs, la "bergerie de Caunelles", qui est à l'origine une cave, possédait une collection de charrettes, dont certaines photographies témoignent d'une époque d'avant les tracteurs, où les domaines employaient une abondante main-d'oeuvre et force animaux de trait. Les témoignages de certains grabellois ayant travaillé à Fontcaude sont éloquents à cet égard.
La cave, dont on distingue la rampe d'accès, a aussi accueilli dans ses dépendances une société de chasse et il n'était pas rare d'y voir stationnée la Juvaquatre de Mr Tourrette, qui était l'un des animateurs de cette société, bien connu et apprécié des Juvignacois qui l'ont côtoyé .
Déjà mal en point à l'époque de ces prises de vues, il y a peu de chances que ces charrettes puissent être visibles aujourd'hui, d'autant qu'elles ont déserté les lieux depuis longtemps.
Compte tenu de leur intérêt patrimonial et à l'heure où il a été question d'un petit musée d'intérêt local, l'inventaire de ces charrettes, dont on a ici un aperçu de leur diversité en fonction des usages auxquels elles étaient consacrées, mériterait d'être entrepris et mené à bien.
Les images ont cette faculté de rendre compte des mutations qui s'opérent sous nos yeux, comme passer de la traction animale à la traction motorisée et encore plus récemment aux engins technologiquement plus avancés, comme les machines à vendanger, aujourd'hui d'un usage courant.
On pourrait aussi ajouter que garder trace de ceux qui nous ont précédé sur ce territoire est bien la moindre des marques d'attention que nous puissions leur porter, même si l'époque se veut peut-être en décalage avec ce genre de considération.